Plus simple encore : une alarme récurrente dans l'app Horloge de ton téléphone fait exactement le même travail, sans fichier.
Le topo
BaromètreSemaine 1
Une note par zone, une fois par semaine, à froid — pas juste après une séance. C'est la seule preuve fiable que le plan marche.
Tableau de chasse
Les règles
La règle qui commande tout
Un tendon irrité a besoin de charge, pas de repos. Ce qui décide, ce n'est pas « est-ce que ça fait mal », c'est combien et combien de temps après.
0–3Gêne sourde. Continue.
4–5Baisse la charge, ne saute pas la séance.
6+Vif ou qui pique. Stop pour aujourd'hui.
Le lendemain matin, la douleur doit être revenue à son niveau de départ en 24 h. Si elle traîne, la dose d'hier était trop forte : refais la même séance en enlevant une série.
Si la fesse ou la hanche fait mal
Une douleur du bas de la fesse, à l'aplomb de l'os sur lequel on s'assoit, est la réaction la plus banale à ce que fait la Dalle : l'insertion des ischio-jambiers s'y attache, et la charnière comme l'étirement 90-90 tirent dessus.
L'étirement d'abord. Sur le côté douloureux, laisse tomber les hanches 90-90 tant que c'est sensible. Se pencher jusqu'à « sentir tirer » écrase l'insertion contre l'os : c'est le geste qui entretient l'irritation, pas celui qui la soigne. Tu y reviendras, moins bas.
La charnière, elle, reste. Descends à mi-course, là où ça ne tire pas, en gardant la même résistance. C'est l'amplitude qui irrite, pas la charge — et la charge est ce qui répare.
Ne reste pas assis longtemps. Une assise dure comprime exactement le point douloureux. Lève-toi souvent ; la marche reste au programme.
Note-la au baromètre, ligne « Hanche / fesse ». Dans trois semaines la courbe dira si l'adaptation a marché. Ta mémoire, non.
Ce qui change tout : si la douleur descend sous le genou, ou s'accompagne de fourmillements ou d'une perte de force, ce n'est plus une affaire d'exercice — voir Feu rouge, plus bas.
Comment lire un exercice
« 3 × 12 » veut dire trois séries de douze répétitions, avec une minute de repos entre chaque série.
« 5 × 30 s » veut dire cinq tenues de trente secondes, avec trente secondes de repos entre chaque.
« 6 / 4 / 2 » est une pyramide : six tenues, une pause, quatre tenues, une pause, deux tenues.
Le chrono fait tout. Il est en haut de l'écran, à côté du compteur de séries. Une fois lancé il enchaîne seul : mise en position, effort, repos, effort suivant. Tu n'as plus à décider quand repartir.
Le tempo est battu pour toi. Quand un exercice dit « deux secondes pour ouvrir, trois pour revenir », le chrono annonce chaque phase. C'est la lenteur qui répare le tendon, et c'est la première chose qu'on rogne sans s'en rendre compte.
Le lien vidéo sous chaque exercice ouvre une recherche de démonstrations. Quand un texte ne suffit pas, regarde dix secondes de vidéo — c'est fait pour ça.
Une séance, deux moitiés
Une séance complète dure trente-cinq à cinquante minutes une fois les repos comptés pour de vrai. C'est le temps que prennent ces dosages à ce tempo — pas une erreur d'affichage. Sauf qu'une séance de quarante minutes, un soir de semaine, ne se fait pas.
Chaque séance est coupée en deux moitiés d'une vingtaine de minutes, découpées par région et non par le milieu : la première Dalle, c'est le trio de McGill ; la seconde, les hanches. Chaque moitié se tient debout toute seule.
Une moitié compte comme une séance. La corde avance, la semaine se coche. C'est délibéré : la régularité vaut mieux que le volume, et le volume que tu ne fais pas ne compte pas.
L'application alterne. Si tu as fait la première moitié la dernière fois, elle te propose la seconde. Sans cette bascule, la moitié 2 ne serait jamais travaillée.
Rien ne t'empêche d'enchaîner. À la fin d'une moitié, un bouton propose la suite. Les jours où tu as le temps, tu fais la séance entière — c'est le même contenu.
Ce n'est pas un compromis à la baisse. À volume hebdomadaire égal, répartir l'entraînement sur plus de sorties ne change pas les gains de force. Deux fois vingt minutes valent quarante minutes d'un coup.
Combien de repos entre les séries
Le chrono impose des repos différents selon l'exercice. Ils ne sont pas au jugé.
Quand tu alternes les côtés, le repos est déjà là. Huit secondes pour changer de bras, puis trente à soixante-dix secondes pendant que l'autre travaille : chaque bras récupère quatre-vingts secondes sans que la séance en dure une de plus. C'est le meilleur gain de temps du programme.
Petits muscles, charge légère — soixante secondes. Coiffe des rotateurs, poignets, avant-bras : les protocoles de rééducation de l'épaule travaillent à trente secondes de repos. Soixante est confortable.
Corps entier près de l'échec — quatre-vingt-dix secondes. Pompes lentes, tirage sous la table, charnière lourde, squat bulgare. En dessous d'une minute on perd de la force ; au-delà de quatre-vingt-dix secondes, le gain devient négligeable.
Excentrique maximal et doigts — deux minutes. Tractions négatives, suspensions. Là, la récupération complète fait partie de l'exercice.
Dans une pyramide, cinq secondes entre les tenues d'un même étage, quarante-cinq entre les étages. La pause est écrite entre les étages, pas dedans.
Si un repos te paraît trop court, allonge-le : appuie sur Arrêter et repars quand tu es prêt. Trop long, appuie sur Passer. Le chrono propose, il ne commande pas.
Droite et gauche : dans quel ordre
La règle tient en une ligne : si changer de côté ne coûte rien, alterne ; si ça demande de refaire l'installation, finis le côté. L'application applique déjà la bonne règle exercice par exercice et te l'annonce sous le chrono — tu n'as qu'à suivre les pastilles.
Alterner quand c'est gratuit. Rotations externes, poignets, avant-bras : tu passes d'un bras à l'autre en trois secondes. Pendant que le gauche travaille trente secondes, le droit récupère trente secondes — c'est exactement le repos prescrit, mais la séance dure deux fois moins longtemps.
Finir le côté quand l'installation change. Planche latérale, hanches 90-90, squat bulgare, anti-rotation : se relever et se réinstaller à chaque série coûte plus de temps que le repos gagné, et casse la position.
Commence toujours par ton côté douloureux, et n'en fais jamais plus de l'autre. C'est le côté faible qui fixe la dose : sinon l'écart se creuse au lieu de se combler.
Ce que tu compares compte autant que ce que tu fais. Un côté qui lâche deux séries avant l'autre, c'est l'information la plus utile de la séance. Note-la.
Choisir son élastique
Chaque exercice affiche la résistance conseillée. Les couleurs ci-dessous sont celles de ton jeu — d'une marque à l'autre elles ne veulent pas dire la même chose, donc c'est la sensation qui tranche, jamais la couleur seule.
Le test des deux dernières. La bonne résistance est celle où les deux dernières répétitions de la série sont difficiles mais encore propres. Si tu pourrais en faire vingt, c'est trop souple. Si la forme se casse avant la fin, c'est trop dur.
Pour une tenue, vise la moitié de ton effort maximum : tu dois pouvoir respirer normalement et tenir les trente secondes sans trembler.
Les petits muscles veulent du souple. Coiffe des rotateurs, poignets : toujours la plus légère. C'est contre-intuitif, mais avec du dur le buste et le grand dorsal prennent le relais — le muscle que tu visais ne travaille plus du tout, et c'est le tendon qui encaisse. C'est exactement ce qui se passait avec ta bleue en rotation externe.
Sauf pour les doigts, où l'élastique ne marche pas. Une boucle autour des cinq doigts ne résiste presque pas au départ, puis se raidit d'un coup en fin d'ouverture : la charge arrive là où l'amplitude s'arrête, c'est-à-dire au mauvais endroit. Souple, tu ne sens rien ; dur, tu n'ouvres plus la main. C'est un défaut de l'outil, pas de ton réglage — d'où la pâte de rééducation, qui se déforme au lieu de rebondir et résiste pareil du premier au dernier centimètre.
Les grosses chaînes veulent du dur. Charnière de hanche, tirage horizontal : la bleue, doublée si besoin.
Pour augmenter sans changer de bande, rapproche-toi de l'ancrage ou raccourcis la portion tenue en main. C'est plus fin qu'un saut de couleur, qui double parfois la tension d'un coup.
Quand passer au cran supérieur : quand la série cible est facile deux séances de suite, forme parfaite. Pas avant, et jamais en pleine série.
Légère — la jauneMoyenne — la rougeForte — la bleue
L'été sans mur
Six semaines sans grimper, ce n'est pas du temps perdu : c'est la meilleure fenêtre de l'année. Un tendon ne se calme jamais quand on le réagresse tous les trois jours.
Trois séances par semaine, fermes. Sans grimpe, la récupération est entière.
N'improvise pas de suspensions. Un chambranle de porte ou une étagère ne sont ni faits ni testés pour ton poids.
Accepte de perdre de la force de doigts. Elle revient en deux à trois semaines. Une poulie déchirée coûte trois mois.
Ce que tu gagnes cet été, tu ne le gagneras jamais en saison : des rotateurs externes qui tiennent, un dentelé antérieur qui existe, des hanches qui bougent.
Une sortie isolée en falaise
Une journée intense sans grimpe régulière autour : le profil de risque le plus défavorable de l'été.
25 minutes d'échauffement. L'approche réchauffe les jambes, pas les doigts ni les épaules. Élastique dans le sac.
Les deux premières voies, trois crans sous ton niveau.
Quatre à six longueurs maximum, puis tu t'arrêtes même si tu te sens bien. C'est là qu'on se blesse.
Zéro arqué, zéro jeté, et pas de bloc au pied de la falaise en attendant.
Sac serré et symétrique. Une charge de travers sur une heure d'approche vaut une mauvaise séance pour le dos.
Le lendemain : baromètre au réveil, séance Dalle allégée, et la semaine suivante à deux séances.
Le retour au mur
Le moment le plus dangereux du plan n'est pas la coupure, c'est la première semaine de septembre. Tes muscles reviennent en deux semaines, tes poulies et tes tendons en six à huit. Tu te sentiras capable bien avant de l'être.
Trois premières séances à la moitié du volume, deux crans en dessous. Tu dois rentrer en trouvant ça trop facile.
15 minutes d'échauffement, non négociable. À 50 ans, c'est le geste qui rapporte le plus.
Prise tendue exclusivement. L'arqué revient après six semaines sans douleur de coude, et progressivement.
L'épaule reste branchée. Jamais pendu en sac à patates, épaules aux oreilles.
Ni jeté ni blocage bras tendu avant le relais 3.
Désescalade au lieu de sauter. Chaque réception est une compression du bas du dos, gratuite et évitable.
Une variable à la fois : le volume ou la difficulté, jamais les deux la même semaine.
Feu rouge
Ces signes ne relèvent pas de l'exercice. Ils demandent un avis médical, sans attendre la fin d'une longueur.
Une douleur qui te réveille la nuit ou présente au repos complet.
Une perte de force franche, une épaule qui « lâche ».
Des fourmillements ou une douleur qui descend dans le bras jusqu'aux doigts, ou dans la jambe sous le genou.
Un trouble de sensibilité au niveau de la selle ou une difficulté à uriner : urgence, le jour même.
Un blocage articulaire, un gonflement, une douleur après un traumatisme net.
De la fièvre ou une perte de poids inexpliquée avec le mal de dos.
Trois articulations douloureuses plus un dos chronique, ça mérite un bilan chez un kinésithérapeute du sport une fois avant de démarrer. Ce plan est générique par construction : les dosages sont un point de départ à faire relire, pas un diagnostic.
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